22 janvier – Ce que montre le cours de l’opération policière

Le 22/01/2018, nous avons vu l’opération de police la plus violente dans la forêt depuis la fin prématurée de la saison de coupe. Cette mission nous a clairement montré trois choses:

  1. Au moyen de massive désobéissance civile, il est possible d’empêcher des expulsions.
  2. La violence et l’escalade dans la Forêt de Hambach viennent de la part de l’état et de la police, contrairement à la propagande selon laquelle une stratégie de désescalade est en cours sous le chef de la police d’Aix-la-Chapelle.
  3. La majorité des médias n’accorde pas beaucoup d’importance à rapporter équitablement dans ce domaine. Au lieu de ça, il est de pratique courante d’accepter sans aucune critique les faits allégués dans les communiqués de presse de la police.

  1. Au moyen de massive désobéissance civile, il est possible d’empêcher des expulsions.
    La police est venue dans la forêt avec la prétention de dégager les « voies d’urgence ». C’était une pratique courante qui a été répétée tous les quelques mois. Ils n’ont pas réussi cette fois. Après le retrait de la police ( vraisemblablement à cause du début de l’obscurité ), il restait plusieurs barricades sur lesquelles étaient restées certaines personnes non expulsées. Ils ont également décidé de ne pas poursuivre l’opération. Est-ce que cela serait devenu trop cher ? Le fait que neuf des militants arrêtés soient en détention prouve seulement que l’état est un très mauvais perdant. Cela ne change rien au fait qu’une expulsion a été empêchée par notre résistance ( non-violente ). Ce qu’il faut: De nombreuses personnes déterminées et créatives. Alors venez dans la Forêt de Hambach et résistez avec nous !
  2. La violence et l’escalade dans la Forêt de Hambach viennent de la part de l’état et de la police, contrairement à la propagande selon laquelle une stratégie de désescalade est en cours sous le chef de la police d’Aix-la-Chapelle.
    Depuis que le préfet de la police à Aix-la-Chapelle est responsable des opérations dans la Forêt de Hambach, il tente de présenter l’image d’une stratégie plus désescalade, tandis que la police et les médias de masse peignent régulièrement un tableau d’anarchistes à la recherche de violence dans la forêt de Hambach. Cette mission a de nouveau prouvé le contraire de manière impressionnante. De la part des activistes, nous avons vu une résistance créative et non-violente, mais une violence brutale de la part de l’état. Même la police déclare dans son communiqué de presse que l’action des activistes était pacifique. Quant à la violence de l’état, nous ne donnons que les exemples les plus impressionnants pour ne pas sortir du cadre de ce texte :

    • Le maltraitement brutal de la fille de partisan-e-s de l’occupation du village voisiné de Buir. Vraisemblablement, cette mesure devrait dissuader les gens de nous soutenir. Cependant, de cette façon, le résultat est probablement le contraire, une radicalisation de ces partisan-e-s !
    • Le coup de pied qui a conduit à une grave blessure au pied d’unx activiste. Pas besoin de commentaire supplémentaire.
    • La menace du flic grimpeur Pauli : « Touche la grue et je te coupe les doigts »
    • Les nombreuses clés torturantes appliquées.
    • Et, bien sûr, la privation de liberté toujours en cours de neuf activistes.

    En outre, d’autres provocations n’ont pas réussi à réaliser leur intention supposée de provoquer de la violence de la part des activistes, comme l’abattage d’arbres ou le fait que des représentant.e.s d’un parti néo-fasciste étaient également invité.e.s à participer à l’opération (et qu’ils ont suivi cette invitation).
    En passant, il faut être remarqué que la police n’a pas pris la justice et la loi très littéralement ce jour-là. Entre autres choses, cela est démontré par le fait qu’ils ont argumentés du droit de réunion, et que les activistes ont été obligé-e-s d’enlever leur déguisement, mais en même temps ils essayaient de recueillir des données personnelles en masse, ce qui n’est généralement pas autorisé aux réunions.

  3. La majorité des médias n’accorde pas beaucoup d’importance à rapporter équitablement dans ce domaine. Au lieu de ça, il est de pratique courante d’accepter sans aucune critique les faits allégués dans les communiqués de presse de la police.
    Tout le monde peut se convaincre de ce fait en comparant simplement nos publications et celles de la police, puis en regardant ce qui était disponible dans les journaux au moment de la publication. Le fait que des journaux tels que le Kölner Stadtanzeiger, l’ Aachener Zeitung et la BILD ( ce dernier n’a manifestement même pas la prétention de travailler journalistiquement ) prennent les communiqués de presse de la police pour argent comptant et ignorent les descriptions adverses est discutable d’un point de vue journalistique, mais c’est un processus usuel. La chose la plus importante à corriger est la suivante : les activistes qui s’enferment, habituellement s’en sont occupé-e-s et savent comment le faire sans mettre leur vie en danger. Le seul danger dans une telle situation est une action inappropriée par la police ou la service de sécurité.
Pour marque-pages : Permaliens.

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